C'est plutôt une bonne nouvelle, alors que les mutuelles d'entreprise s'imposent à tous les salariés depuis le 1er janvier 2016. Depuis cette date, en effet, tous les travailleurs du secteur privé bénéficient, à titre obligatoire, d'un contrat de complémentaire santé collectif souscrit au niveau de l'entreprise (ou de la branche professionnelle). 

Des contrats plus performants

Le rapport rendu par la Drees le 16 juillet dernier indique que les contrats collectifs sont bien plus avantageux pour les assurés. Les garanties offertes par les contrats collectifs les plus souscrits sont généralement plus élevées que celles de la majorité des contrats individuels.

Par ailleurs, leur coût relatif pour les souscripteurs est plus faible, grâce notamment au plus grand nombre d'assurés couverts, mais aussi à la participation de l'employeur au financement de la complémentaire d'entreprise, au minimum de 50 %. Dans une étude publiée en 2016, la Drees constate que la cotisation mensuelle moyenne d’un contrat collectif était inférieure de 6 euros à celle d’un contrat individuel, à structure d’âge et niveau de garanties équivalents. Pour l’assuré, en 2009, une mutuelle santé d’entreprise coûtait en moyenne 40 euros par mois.

Signalons cependant que, désormais, cette participation est considérée comme un supplément de salaire imposable pour les salariés couverts, ce qui renchérit quelque peu le coût des mutuelles d'entreprise pour eux.

Des garanties plus élevées

Les contrats collectifs offrent la plupart du temps les garanties parmi les plus élevées : alors que les contrats individuels couvrent la moitié des bénéficiaires par un contrat d'entrée de gamme, c'est le cas pour seulement 10 % des bénéficiaires de contrats collectifs. 

De plus, les contrats collectifs sont montés en gamme depuis une dizaine d'années, creusant l'écart avec les contrats individuels.