Il faut tout d'abord écarter deux "fausses bonnes raisons" de choisir la MGEN pour votre complémentaire santé : 

  • l'argument du "guichet unique" : pendant longtemps, les enseignants avaient intérêt à choisir la MGEN pour leur complémentaire santé afin d'éviter des lourdeurs administratives (envoi par courrier de feuilles de remboursement...). Puisque la MGEN gérait déjà le régime obligatoire, elle pouvait traiter en une seule fois les remboursements de la part obligatoire et complémentaire. Aujourd’hui, la quasi totalité des échanges se faisant informatiquement, cet argument n’a pratiquement plus de poids. Même s'il est encore parfois évoqué.
  • la participation financière du ministère qui rendrait les offres de la MGEN moins chères : en réalité, la participation financière des ministères comme celui de l'Education nationale est relativement marginale et ne peut pas contribuer à rendre la MGEN plus "compétitive".

En réalité, l'intérêt ou non de souscrire auprès de la MGEN repose sur deux principes.

1. La solidarité

Comme toutes les mutuelles référencées dans la fonction publique d'Etat et la territoriale, la MGEN calcule ses cotisations différemment de celles proposées par la majorité des acteurs :

  • pour permettre aux retraités de payer moins cher, les actifs paient plus cher ;
  • de la même manière, les agents ayant les rémunérations les plus élevées paient plus cher au bénéfice des agents ayant les revenus les plus faibles.

En définitive, pour un agent actif et bénéficiant d’une rémunération élevée, l’intérêt d'adhérer à la MGEN repose sur la volonté de participer à la solidarité entre faibles et hauts revenus, ainsi qu’entre plus jeunes et plus âgés. Bien sûr, l’agent en question bénéficiera à son tour du système particulier de tarification de la MGEN lorsqu’il sera à la retraite.

2. La prévoyance

Comme toutes les mutuelles référencées dans la fonction publique d’Etat (ce n’est pas le cas dans la fonction publique territoriale), l’offre de la MGEN couvre obligatoirement l’agent pour ses dépenses de santé, mais aussi pour les risques dits de prévoyance : arrêt de travail, invalidité, décès et dépendance. Rendre la prévoyance obligatoire permet à la MGEN de proposer de couvrir ces risques à des tarifs plus abordables, même si, bien sûr, ils viennent alourdir la facture totale.

Certains enseignants peuvent préférer ne pas payer pour une couverture en prévoyance ; mais il faut alors avoir conscience du risque. A titre d’exemple, en cas d’arrêt de travail, un enseignant reçoit des indemnités journalières équivalentes à 50% de sa rémunération habituelle.  

En résumé, vous avez tout intérêt de souscrire votre complémentaire santé à la MGEN si :

  • vous préférez payer plus cher aujourd’hui pour payer moins cher lorsque vous serez à la retraite ;
  • vous souhaitez bénéficier d'un régime complémentaire en prévoyance, quitte à payer une cotisation plus élevée.

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