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Mis à jour le 27/11/18

Les mutuelles santé sont indispensables

Du fait du désengagement de la Sécurité sociale qui au fil du temps rembourse moins de nombreux frais, la couverture santé ne peut être correctement assurée qu’avec le «complément » de prise en charge d’une mutuelle. Aujourd’hui, les complémentaires santé ne sont pas un luxe, elles sont au contraire une part indispensable de votre assurance maladie !

 

Mis à jour le
27/11/18

La Sécurité sociale 
rembourse de moins en moins

Le contexte global est celui d’une augmentation continue des dépenses de santé qui creuse le déficit de la Sécurité sociale. Pour le contenir, la réponse qui a été trouvée par tous les gouvernements successifs revient principalement à réduire les dépenses de la Sécu.

Ainsi, depuis des décennies, se succèdent les plans de redressements des comptes de l’Assurance maladie. Concrètement, ils se traduisent souvent par une baisse des remboursements des soins et frais de santé pour les patients. C’est par exemple ainsi qu’ont été décidées les hausses régulières du forfait hospitalier, les vagues de déremboursements des médicaments, la réduction de la prise en charge des actes pré et post opératoires, la création des différentes franchises sur les médicaments, les consultations, les transports.

 

Si on ajoute à cette baisse progressive des remboursements des soins de santé par la Sécurité sociale, l'augmentation du recours aux dépassements d’honoraires des praticiens exerçant dans des "cabinets de ville" comme à l’hôpital, le coût de la santé augmente régulièrement pour les patients. L’Observatoire citoyen des restes à charge en santé note ainsi qu'entre 2004 et 2011 la prise en charge globale par l'Assurance maladie a reculé d'1,5 point : une baisse modérée qui cache néanmoins de réelles difficultés d'accès aux soins !

Le système de santé est moins solidaire 
et plus coûteux pour le patient

Comme le rappellent les initiateurs du récent appel pour un débat public sur la santé : « Depuis une décennie, au lieu de renforcer la lutte contre les dépenses injustifiées et de donner un nouvel élan au service public de l’assurance maladie, le choix a été fait de transférer progressivement la prise en charge des soins courants vers les assurances dites « complémentaires » (mutuelles, institutions de prévoyance et assureurs privés à but lucratif). »

Au final, force est de constater comme les médecins, politiciens et économistes qui ont lancé cette pétition que l’on passe progressivement mais sûrement « d’une logique de prise en charge solidaire pour tous à une logique d’assistance pour les plus pauvres et d’assurance pour les plus riches ».

 

Ainsi alors que la Sécu est basée sur un système doublement solidaire, entre les hauts et les bas salaires et entre les malades et les biens portants, les complémentaires font généralement varier leurs tarifs selon l’âge de l’assuré (plus on risque d'être malade, plus c'est cher) et elles segmentent leurs offres pour s’adapter aux revenus des assurés : les plus aisés peuvent choisir un contrat haut de gamme et être bien couverts, les ménages modestes se contenteront d'une protection contre les risques majeurs, moins onéreuse mais moins protectrice.

Les assurances complémentaires compensent
ce désengagement de la Sécurité sociale

Au final, la Sécurité sociale ne rembourse aujourd’hui plus que 50 % des soins courants, 30 % des frais d’optiques et à peine plus pour les prothèses auditives et le dentaire… Difficile dans ce cas de se passer des remboursements complémentaires des mutuelles pour se soigner !

De plus, les dépenses associées à une hospitalisation peuvent laisser des frais importants à payer par le patient. Dépassements d'honoraires, forfait hospitalier, frais dits de confort, soins réalisés avant et après une hospitalisation... au regard de ce que peut laisser à charge de l’assuré une hospitalisation après remboursement de la Sécu, on se rend compte que les complémentaires sont devenues indispensables.

Une partie toujours plus importante des frais médicaux restent donc à la charge du patient. On nomme cette somme le ticket modérateur. C’est ce ticket modérateur que prennent en charge les mutuelles - complémentaires santé en contre partie d’une cotisation dont le coût augmente notamment en fonction des garanties choisies, c'est-à-dire en fonction de la protection et donc du niveau de remboursement proposé pour les différentes catégories de soins.

Au delà de la moindre solidarité entre les assurés imposée par ce désengagement, le transfert du système public de la Sécu vers un système privatisé a pour conséquences des restes à charge importants pour les patients, des renoncements aux soins plus fréquents, une augmentation du prix des cotisations des complémentaires et au final une hausse du coût de la santé.